Discours Du 9 Fevrier 2008
DECLARATION DE CAMPAGNE
Relais du Saut Argis- Route de Boréli
Samedi 09 février 2008
Mesdames, Messieurs,
Chers camarades et amis,
Je vous remercie d’être tous présents, à l’occasion de cette première rencontre des membres de l’équipe qui se propose de prendre en charge bientôt, la gestion de notre commune.
En 2001, j’ai été second sur la liste d’opposition de l’Alliance Gros-mornaise, ce qui m’a valu d’être élu et de siéger au Conseil municipal pendant sept années de mandature.
Aujourd’hui, en 2008, vous m’avez confié la responsabilité de conduire la liste qui doit gagner les élections municipales aux côtés de Gilbert COUTURIER, désigné pour conquérir le siège de Conseiller Général aux cantonales.
Ma détermination et mon engagement ne sont pas l’expression d’une quelconque ambition personnelle, mais ils trouvent leur origine dans l’urgence qu’il y a à remettre cette commune sur la voie du développement et à apaiser la souffrance et la détresse de toute une population plongée dans l’anonymat et l’inconnu quant à la gestion de sa commune.
La dégradation de toute la structure sociale, économique, culturelle et humaine du Gros-Morne est telle que personne ne peut rester insensible aux risques que nous courrons pour l’avenir de nos enfants, de nous-mêmes et de nos proches.
Le gaspillage, le désordre, l’imprévision et les dérives de toutes sortes dans la gestion des affaires communales ont hypothéqué lourdement l’avenir de toute la communauté gros-mornaise.
Au plan social, les difficultés touchent les enfants, les jeunes, les personnes âgées, les personnes handicapées et tous les publics vulnérables, ceci à travers les problèmes de crèche, d’école et d’échec scolaire, d’accueil pour les personnes âgées dépendantes, d’habitat, de logement et de projets visant l’intégration et l’insertion sociale et professionnelle des jeunes.
Au plan économique, les socioprofessionnels se retrouvent face à eux-mêmes sans moyens de se développer, cette situation est la même pour les agriculteurs, les artisans, les commerçants et tous ceux qui veulent entreprendre dans notre commune. Aucune aide directe ou indirecte de la municipalité, aucun accompagnement.
Au plan culturel, sportif et associatif, c’est la même configuration. Plus aucune manifestation, carnaval, fêtes patronales, rien ne se passe au gros-morne à part les agressions, les vols, les bagarres et autres incivilités.
La grande majorité des associations s’est endormie faute de moyens et d’encouragements. Nous vivons dans une commune moribonde où il n’y a plus de vie.
Au plan de l’aménagement, pas de projet, pas de chantier, aucune réalisation depuis plusieurs années, on démolit, on ne reconstruit rien.
Les bâtiments publics se dégradent faute d’entretien (hôtel de ville, école, église).
La réseau routier communal ne répond plus aux exigences du trafic actuel ; l’électrification des foyers est en souffrance à l’image du « Chemin Dambo » ; l’éclairage public est défectueux et insuffisant ; la propreté et l’hygiène de la ville laisse à désirer, car le projet de station d’épuration resté sans réponse pèse lourd sur le système d’assainissement existant dont la saturation produit des odeurs insupportables tant au bourg qu’à la cité La Fraîcheur, au risque de nuire à la santé des personnes et surtout des enfants.
Au plan des services, le ramassage des ordures ménagères est très mal assuré, beaucoup de ménages n’en bénéficient pas, tout en payant la taxe exigée sur la feuille d’impôts, taxe qui a considérablement augmenté en 2007.
Les encombrants, les voitures hors d’usages jonchent le bord des routes. Certains déchets verts d’après cyclone « Dean » sont encore visibles sur les accotements dans nos campagnes.
Au plan budgétaire et financier, c’est la faillite et le déficit masqués par un endettement qui paralyse l’administration communale.
Le 17 décembre 2007, au cours d’une séance du conseil municipal, le directeur des services annonçait une dette cumulée d’environ 7 millions d’euros, dans le cadre du débat des orientations budgétaires 2008.
A la lumière de ce constat désastreux, nous remarquons que cette municipalité a baissé les bras, elle a tourné le dos à sa population, elle n’assure plus son rôle d’administration et de gestion des affaires de la commune.
Ne plus pouvoir accompagner, aider ses administrés ses associations, ses enfants, ses jeunes, ses personnes âgées, est une faute matérielle et morale grave qui mérite d’être sanctionnée.
Cette population fière et digne ne demande plus rien, mais elle souffre, elle souffre de voir ses enfants basculer dans la déviance et dans l’errance, elle souffre de ne pas pouvoir construire sa petite demeure sur les terres laissées par les parents, elle souffre de ne pas obtenir un logement social, elle souffre au plus profond d’elle-même.
C’est donc pour soulager cette souffrance que nous avons la conviction qu’il faut que nous gagnions ce combat là. Tous, nous sommes aujourd’hui engagés dans un grand coup de main pour venir en aide au Gros-Morne. Notre combat est légitime, historique et salutaire pour l’avenir de notre commune.
Nous avons le devoir de gagner, nous devons réussir ce changement tant souhaité par la grande masse de ceux qui n’ont pas toujours les moyens de s’exprimer.
Il faut frapper fort, il faut relancer l’espoir et vaincre la peur. Cette peur de perdre qui habite ceux qui sont victimes et qui subissent toutes les retombées négatives de cette situation calamiteuse.
Nous devons accompagner l’électorat, l’aider à passer à l’acte, à voter massivement pour notre équipe nouvelle, l’équipe de l’espoir.
Affirmons le avec force, mobilisons-nous, répétons le autour de nous, enrôlons des combattants un par un, chaque jour, pour que le neuf mars venu nous puissions crier,
VIVE LE GROS MORNE DELIVRE,
afin que tous ensemble nous fassions bouger notre commune
Avec Isaac Roger LORDELOT et son équipe à la mairie et Gilbert COUTURIER avec sa suppléante au Conseil Général.
Gros Morne le 09 février 2008
Max Isaac LORDELOT
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